[Vacances forcées]

 

Chers amis,

Les publications étant programmées trois mois à l’avance, il est normal que la page ait continué à publier jusqu’à cette date.

Cependant, à la suite d’un souci personnel assez lourd et de problèmes de santé s’aggravant, je me dois de faire une pause. Je n’ai malheureusement actuellement ni le temps ni l’énergie de me consacrer à l’Alchimie (et c’est fort dommage en le sens où c’est pourtant aussi ce qui permet de s’armer contre les soldats du quotidien)

Bien entendu, je serai de retour dès que possible.

En attendant, je vous laisse en compagnie de mon blog qui compte à ce jour près de 304 publications (rétrospectives comprises) et dont la classification par thèmes peut rendre la visite plus agréable que sur la modeste page facebook.

Je m’excuse d’avance pour cette interruption imprévue mais la vie réelle a ses impératifs que la vie virtuelle ignore.

A très bientôt

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[Jacques Coeur]

C’est dans un documentaire présentant son étonnant Palais Jacques Coeur à Bourges – que j’irai voir de mes propres yeux dès que possible- que je découvris cette figure ambivalente de l’Alchimie. Je continuai ensuite de croiser sa route grâce à Fulcanelli.

Je vous partage cet article très complet de COSMOVISIONS que je remercie vivement.

http://www.cosmovisions.com/JacquesCoeur.htm

Jacques Coeur est un célèbre marchand, financier et ministre, né à Bourges vers 1395, mort à Chio le 25 novembre 1456. Il était fils de Pierre Coeur, riche pelletier de Saint-Pourçain (Allier), qui était venu s’établir à Bourges. Il est probable que Jacques Coeur se destina d’abord à l’Eglise, car il étudia comme clerc et reçut la tonsure, mais il préféra ensuite le commerce. Vers 1418, il épousa Macée de Léodepart, fille du prévôt de Bourges, qui était lui-même gendre du maître de la Monnaie de cette ville. C’est par là que Jacques Coeur fut amené à s’occuper de la fabrication des monnaies, sous la direction de Ravant Ledanois. Vers 1427, il s’associa même avec Ledanois et avec Pierre Godart, changeur à Bourges.
Peu après, accusés d’avoir fabriqué des monnaies d’un poids trop faible, ils furent condamnés à une amende, mais ils obtinrent, moyennant 1000 livres tournois, des lettres de rémission (6 décembre 1429) et conservèrent leurs fonctions. Ils formèrent aussi une autre société commerciale avec Barthélemy Godart, frère de Pierre. Pendant la durée de cette société, qui prit fin en 1439, Jacques Coeur entreprit, pour son compte personnel, d’autres opérations plus vastes dans le Levant. Il alla en Syrie porter et chercher des marchandises. Il était à Damas en 1433. Jacques Coeur fonda ainsi une maison de commerce qui prit bientôt un développement colossal. Il établit d’abord une succursale à Montpellier. Il conservait toujours la direction de la Monnaie de Bourges. En 1436, il obtint celle de Paris, quand Charles VII eut recouvré cette ville. A la même époque, il fut chargé de percevoir dans le Languedoc mille moutons d’or pour la reine.

Jacques Coeur abandonna la direction de la Monnaie de Paris pour de plus hautes fonctions. Des documents authentiques prouvent qu’il était « commis au fait de l’argenterie » en 1438, et argentier du roi en 1440. Il est certain que Jacques Coeur avait déjà prêté au roi et qu’il lui prêta encore dans la suite des sommes considérables. Il prit une part prépondérante à la réorganisation des finances du royaume, mit fin à l’altération des monnaies et fut chargé de missions importantes. Anobli en 1441 (avril), il prit désormais le titre d’écuyer. Déjà conseiller et argentier de Charles VII, il fut encore commissaire royal auprès des Etats du Languedoc depuis 1442, « général visiteur des s à sel » en Languedoc et en Guyenne, capitaine de Saint-Pourçain. D’autre part, ses opérations commerciales s’étendaient sans cesse.

Jacques Coeur avait fondé une papeterie à Bourges; il exploitait des mines de cuivre, de plomb et d’argent dans le Beaujolais et le Lyonnais; il avait des succursales non seulement à Montpellier, mais encore à Marseille, à Lyon, à Paris, des agents en France et à l’étranger; il trafiquait avec l’Angleterre, la Flandre, l’Espagne, l’Italie, la Turquie, l’Asie, l’Afrique. Ses nombreux navires faisaient partout concurrence à ceux de Barcelone, de Lisbonne, de Gênes, de Venise. Il avait acheté quarante terres et seigneuries qui comprenaient plus de vingt paroisses ou villages. Il possédait, en outre, des maisons et des hôtels dans beaucoup de villes, deux à Paris, à Tours et à Lyon, d’autres à Montpellier, à Marseille, à Beaucaire, etc. Il faisait construire à Bourges son merveilleux hôtel de la Chaussée, une sacristie pour la cathédrale, avec une bibliothèque pour le chapitre, et une chapelle où son frère Nicolas, évêque de Luçon, fut inhumé en 1450.

Jacques Coeur (ca. 1395 – 1456). Statue érigée à Bourges en 1879.
© Photo : Serge. Jodra, 2009.

Avec ses richesses son rôle grandissait. Il va, en 1444, installer à Toulouse le nouveau parlement du Languedoc. En 1445, il intervient comme arbitre dans un conflit entre le comte de Comminges et les Etats de ce pays; il facilite aux chevaliers de Rhodes la conclusion d’un traité avec le soudan d’Egypte. En 1446, il essaie, avec T. du Chastel, de rétablir la domination française à Gênes; en 1447, il envoie J. de Village, qui venait d’épouser sa nièce, Perrette, en ambassade auprès du soudan d’Egypte et obtient pour la France des privilèges qui relèvent son influence dans le Levant. La même année il est lui-même envoyé par le roi auprès de l’antipape’ Félix V, pour négocier son abdication et mettre fin au schisme.

En 1448, Jacques Coeur fait partie d’une autre ambassade chargée de poursuivre les mêmes négociations auprès du pape Nicolas V. Après avoir ravitaillé Finale, il se rendit à Rome, où l’ambassade française fit, grâce à lui, l’entrée la plus magnifique (10 juillet 1448). L’antipape Félix V abdiqua peu après (avril 1449) et Jacques Cœur obtint de Nicolas V, comme auparavant d’Eugène IV, la permission de commercer avec les Musulmans. Il était alors à l’apogée de sa fortune. En 1449, il prêta au roi 200,000 écus pour la conquête de la Normandie et encore 60,000 en 1450 pour le siège de Cherbourg. Il prêtait non seulement au roi, mais encore à la reine, à sa fille Radégonde, à une foule d’officiers royaux, de grands seigneurs et se créait ainsi des envieux qui travaillaient sourdement à sa perte.

Agnès Sorel étant morte le 9 février 1450, Jacques Coeur, qu’elle avait choisi comme un de ses exécuteurs testamentaires, fut accusé de l’avoir empoisonnée. Peu après, il vit arrêter (octobre 1450) et condamner (juin 1451) son compatriote et ami, Jean Barillet, ou Saincoins, trésorier général, coupable comme lui, d’être trop riche. Jacques Coeur se sentait menacé, lui aussi, mais il ne croyait pas à l’ingratitude du roi. Le 22 juillet 1451, Charles VII lui donnait encore 762 livres tournois « pour l’aider à entretenir son estat »; quelques jours après, il le faisait arrêter au château de Taillebourg (31 juillet 1451). L’affaire fut instruite par deux ennemis acharnés de Jacques Coeur, Antoine de Chabannes, comte de Daumartin; un de ses principaux débiteurs, et Otto Castellani, trésorier des finances à Toulouse, qui aspirait à le remplacer.

Vainement Jacques Coeur réclama le bénéfice de la juridiction ecclésiastique; vainement l’évêque de Poitiers, l’archevêque de Tours et le pape lui-même soutinrent cette demande; il fut traduit, comme Saincoins, devant une commission extraordinaire, qui comprenait plusieurs de ses ennemis. Jeanne de Vendôme et l’Italien J. Colonna, qui l’avaient accusé d’avoir empoisonné Agnès Sorel, ne purent rien prouver et furent même condamnés, plus tard, comme calomniateurs. Bien que le roi eût promis de renoncer à toute autre poursuite, Jacques Coeur n’en fut pas moins prévenu d’avoir fait un commerce illicite avec les Musulmans, fabriqué des monnaies d’un poids trop faible, commis des exactions dans le Languedoc, etc. Transféré de Taillebourg à Lusignan, à Maillé, à Tours et à Poitiers, il ne put obtenir ni l’assistance d’un conseil, ni la permission de voir son fils, Pierre Coeur, archevêque de Bourges, et son principal agent G. de Varye, ni le temps et les moyens nécessaires à la préparation de sa défense. Une nouvelle commission instituée le 13 janvier 1453, et dont Castellani faisait toujours partie, termina l’instruction.

Il est probable que, malgré la torture, Jacques Coeur n’avoua rien, quoi qu’en dise l’historiographe officiel, Jean Chartier. Le 29 mai 1453, Jacques Coeur fut condamné à restituer 100,000 écus, à payer au roi une amende de 300,000 écus et « à tenir prison jusqu’à complète satisfaction ». En outre, tous ses biens étaient confisqués. Le 5 juin, il fit amende honorable au château de Poitiers. Ses domaines furent donnés ou vendus à vil prix et passèrent entre les mains de ses ennemis et de ses débiteurs, malgré les protestations de ses enfants. Antoine de Chabannes, Guillaume Gouffïer, Antoinette de Maignelais, la nouvelle favorite, et bien d’autres courtisans s’enrichirent de ses dépouilles. On poursuivit même ses enfants et ses agents principaux. L’un d’eux, J. de Village, son neveu et son représentant à Marseille, fut protégé par René d’Anjou, qui refusa de le livrer au procureur général, J. Dauvet (juin 1454). Vers la fin de 1454, le condamné parvint à s’enfuir de Poitiers et vint chercher asile dans un couvent de cordeliers à Beaucaire. Poursuivi jusque-là par la haine de Castellani, il échappa plusieurs fois à la mort, fut enfin délivré par J. de Village, et s’embarqua pour Rome. Nicolas V proclama solennellement son innocence, le 16 mars 1455. Calixte III lui donna même le commandement d’une petite flotte qu’il envoyait contre les Turcs.

Après avoir ravagé les côtes d’Asie Mineure, Jacques Coeur mourut dans l’île de Chio. En janvier 1457, Otto Castellani et G. Gouffier furent arrêtés, condamnés et destitués; J. de Village et G. de Varye obtinrent des lettres de rémission (février); enfin, le 5 août, les enfants de Jacques Coeur furent autorisés à reprendre une partie de ses biens. Louis XI accorda la révision du procès devant le parlement, mais l’affaire traîna en longueur et ne put aboutir.

Jacques Coeur.

Représentations (supposées) de Jacques Coeur et de Macée de Léodepart
sur la façade du palais Jacques Coeur, à Bourges. © Photos : Serge. Jodra, 2009.

Th. Basin a dit avec raison que Jacques Coeur disputa aux Vénitiens, aux Génois et aux Catalans le monopole commercial qu’ils avaient conservé jusque-là. Il aurait pu donner à la France la marine dont elle avait besoin pour lutter contre l’Angleterreet la faire participer aux découvertes déjà commencées par les Portugais. On pouvait tout espérer de celui qui avait pris pour devise « à vaillans cuers riens impossible ». Il signait J. Cuer.

Jacques Coeur laissait une fille, Perrette, et quatre fils : Henri, Jean, Ravaut et Geoffroy. Sa fille était mariée à Jacquelin Trousseau, fils du vicomte de Bourges. Henri et Jean Coeur étaient : le premier, chanoine à la Sainte-Chapelle de Bourges, l’autre archevêque de cette ville. Ravant Coeur ne joua aucun rôle. Quant à Geoffroy, il devint échanson de Louis XI, épousa une fille de J. Bureau et obtint la restitution de la seigneurie de Saint-Fargeau (1463) qu’il dut rendre ensuite à Antoine de Chabannes rentré en grâce. Il mourut en 1488. Après un long procès, J. de Chabannes, fils d’Antoine, garda Saint-Fargeau, à condition de payer 10,000 écus d’or et une rente de 400 livres tournois à la veuve et aux enfants de Geoffroy Coeur. Il existe à Paris, au n° 40 de la rue des Archives (ancienne rue de l’Homme-Armé), une maison qui a appartenu à Marie, petite-fille de Jacques Coeur et épouse d’Eustache Luillier, prévôt des marchands. (E. Cosneau).

Jean-Yves Ribault, La route Jacques Coeur, Monum- Editions du Patrimoine, 2007.

[Rétrospective des Pensées] « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or. »

« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or. »

Souvenir du 25 AOÛT 2017 / LALCHIMIEAUQUOTIDIEN /

https://lalchimieauquotidien.wordpress.com/…/tu-mas-donne-…/

Cette splendide palabre de notre ami Charles Baudelaire dans les appendices de ses « Fleurs du Mal » n’a pas fini de marquer les Esprits. (Nous aurons l’occasion d’aborder de nouveau ce sujet lors d’une nouvelle étude.)

N’est-ce pas là l’un des buts ultimes de la philosophie héritée de l’alchimie spirituelle? N’est-ce pas apprendre aux hommes que, peu importe la boue que l’on met entre nos mains, les malheurs qui nous arrivent, les épreuves que nous traversons, c’est à nous et à nous seuls de décider d’en faire de l’Or? C’est une fois seulement que nous avons compris cela que, tel Midas, nous pouvons tout transformer en Or (spirituel) et le malheur ne peut plus nous atteindre.

Je profite de cette citation pour remercier toutes les personnes qui m’ont donné leur boue. Je l’ai reçue en pleine face, parfois elle m’a fait étouffer, parfois j’ai cru m’enliser et bien souvent j’ai cru qu’elle me noierait. Je les remercie du plus profond de mon cœur, car avec toute cette boue dont je ne savais que faire, j’ai appris aujourd’hui à la travailler, à la calciner, à la distiller, bref à la transmuter en quelque chose de Bien, de Beau, de Bon. De leurs ténèbres j’en ai fait clarté. De l’obscurité j’ai passé la porte de la Lumière.

Je remercie tout spécialement la dernière personne en date, car, grâce à elle, j’ai pu passer par l’Oeuvre au noir, et traverser une mort spirituelle que j’avais rarement traversée, j’ai pu renaître dans un flamboiement que je n’espérais plus et j’ai pu entamer concrètement le cheminement que je viens d’entreprendre sur le beau Chemin qui s’ouvre à moi. Ma gratitude est sans limite. M’avoir fait autant de mal m’a en réalité fait tellement de bien que je ne peux que rayonner de reconnaissance.

Merci!

***

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Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal — Appendices
ÉBAUCHE D’UN ÉPILOGUE POUR LA 2e ÉDITION

Tranquille comme un sage et doux comme un maudit,
…j’ai dit:
Je t’aime, ô ma très belle, ô ma charmante…
Que de fois…
Tes débauches sans soif et tes amours sans âme,
Ton goût de l’infini
Qui partout, dans le mal lui-même, se proclame,

Tes bombes, tes poignards, tes victoires, tes fêtes,
Tes faubourgs mélancoliques,
Tes hôtels garnis,
Tes jardins pleins de soupirs et d’intrigues,
Tes temples vomissant la prière en musique,
Tes désespoirs d’enfant, tes jeux de vieille folle,
Tes découragements;

Et tes jeux d’artifice, éruptions de joie,
Qui font rire le Ciel, muet et ténébreux.

Ton vice vénérable étalé dans la soie,
Et ta vertu risible, au regard malheureux,
Douce, s’extasiant au luxe qu’il déploie…

Tes principes sauvés et tes lois conspuées,
Tes monuments hautains où s’accrochent les brumes.
Tes dômes de métal qu’enflamme le soleil,
Tes reines de théâtre aux voix enchanteresses,
Tes tocsins, tes canons, orchestre assourdissant,
Tes magiques pavés dressés en forteresses,

Tes petits orateurs, aux enflures baroques,
Prêchant l’amour, et puis tes égouts pleins de sang,
S’engouffrant dans l’Enfer comme des Orénoques,
Tes anges, tes bouffons neufs aux vieilles défroques
Anges revêtus d’or, de pourpre et d’hyacinthe,
Ô vous, soyez témoins que j’ai fait mon devoir
Comme un parfait chimiste et comme une âme sainte.

Car j’ai de chaque chose extrait la quintessence,

Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or.

[Citation] Fulcanelli, Les Demeures Philosophales, p 176

 

 » C’est que l’alchimiste, dans son patient travail, doit être le scrupuleux imitateur de la nature, le singe de la création, suivant l’expression génuine de plusieurs maîtres. Guidé par l’analogie, il réalise en petit, avec ses faibles moyens et dans un domaine restreint, ce que Dieu fit en grand dans l’univers cosmique. Ici, l’immense; là, le minuscule. A ces deux extrémités, même pensée, même effort, volonté semblable en sa relativité. Dieu fait tout de rien : il crée. L’homme prend une parcelle de ce tout et la multiplie: il prolonge et continue. Ainsi le microcosme amplifie le macrocosme. Tel est son but, sa raison d’être; telle nous paraît être sa véritable mission terrestre et la cause de son propre salut. En haut, Dieu; en bas, l’homme. »

Fulcanelli, « Les Demeures Philosophales », p. 176 édition Pauvert 1965

(image planche X lisieux la salamandre et le Singe au pommier)

planche X

[Rétrospective] Article sur Histoires des Sciences « de l’alchimie à la chimie »

Article sur Histoires des Sciences « de l’alchimie à la chimie »

Souvenir 19 SEPTEMBRE 2017 / LALCHIMIEAUQUOTIDIEN /

Je vous transmets cet article intéressant, il n’est pas de ma main, je n’en ai pas corrigé les éventuelles coquilles

http://histoires-de-sciences.over-blog.fr/2013/11/pierre-joseph-macquer.-de-l%E2%80%99alchimie-%C3%A0-la-chimie.html

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25 novembre 2013

Pierre-Joseph Macquer. De l’alchimie à la chimie.

En introduction de ses « Elemens de chymie théorique », Pierre-Joseph Macquer (1718-1784) souhaite faire valoir que cette science naissante peut, à présent, revendiquer un statut équivalent à celui de la géométrie.

Dans ce but, il s’emploie à la dégager de l’Alchymie, cet « énorme confusion de faits » dont il déclare qu’ils « étaient il y a quelque temps toute la science des Chymistes ».

Cette Alchymie dont il regrette le reste de filiation qui s’exprime dans ce nom partagé par les deux disciplines.

C’est un mal, écrit-il dans son dictionnaire de Chymie, « pour une fille pleine d’esprit et de raison, mais fort peu connue, de porter le nom d’une mère fameuse pour ses inepties et ses extravagances ».

Justement sévère qu’il tempère, cependant, en reconnaissant que l’activité alchymique été l’occasion de beaucoup de « découvertes curieuses et avantageuses ».
« Depuis que les hommes, revenus de leurs anciens préjugés, ont senti en cultivant les sciences et la physique, que ce n’était points par de vains raisonnements qu’ils pouvaient parvenir à connaître les causes de tous les phénomènes que l’univers ne cesse de leur offrir ; mais que les bornes prescrites à leur esprit, ne leur laissaient d’autre moyen d’approfondir les merveilles de la nature, que l’usage de leur sens, c’est-à-dire l’expérience : on peut dire avec vérité que la Physique a entièrement changé de face, et qu’elle a fait plus de progrès dans l’espace d’un siècle et demi qu’il y a qu’on suit cette méthode, qu’elle n’en avait fait dans les milliers d’années qui ont précédé.

Mais si cela est vrai à l’égard des autres parties de la physique, la chose est en quelque sorte encore plus certaine par rapport à la chimie. Quoiqu’on ne puisse dire que cette science ait jamais été destituée d’expériences, cependant elle était tombée dans le même inconvénient que les autres, parce que ceux qui la cultivaient ne faisaient leurs expériences qu’en conséquence de raisonnements et de principes qui n’avaient de fondement que dans leur imagination.

De là cet amas mal assorti, et cet énorme confusion de faits qui étaient il y a quelque temps toute la science des chymistes. La plupart (c’était ceux principalement qui prenaient le fastueux nom d’alchymiste) croyaient, par exemple, que les métaux n’étaient qu’un or commencé et ébauché par la nature, qui par la coction qu’ils éprouvaient dans les entrailles de la terre, acquéraient différents degrés de maturité et de perfection, et pouvaient enfin devenir entièrement semblables à ce beau métal.

Sur ce principe qui, s’il n’est pas démontré absolument faux, est au moins dénué de toute certitude, et n’est fondé sur aucune observation, ils ont entrepris d’achever l’ouvrage de la nature, et de procurer aux métaux imparfaits cette coction si désirable. Pour y parvenir, ils ont fait une infinité d’expériences et de tentatives, qui n’ont servi qu’à démentir leur système et à faire sentir aux plus sensés combien était défectueuse la méthode qu’ils avaient employée.

Cependant, comme les faits ne sont jamais inutiles en physique, il est arrivé que ces expériences, quoiqu’infructueuses à l’égard de l’objet pour lequel elles avaient été entreprises, ont été l’occasion de beaucoup d’autres découvertes curieuses et avantageuses.

L’effet que cela a produit a été d’exciter le courage de ces Chymistes, ou plutôt Alchymistes, qui regardaient ces succès comme des acheminements au grand œuvre, et d’augmenter beaucoup la bonne opinion qu’ils avaient d’eux-mêmes, et de leur science, qu’ils préféraient à cause de cela à toute les autres. Ils ont même poussé si loin cette idée de supériorité, qu’ils ont regardé le reste des hommes comme indignes ou incapables de s’élever à des connaissances si sublimes.

En conséquence, la Chymie est devenue une science occulte et mystérieuse ; ses expressions n’étaient que des figures, ses tours de phrase des métaphores, ses axiomes des énigmes, en un mot le caractère propre de leur langage était d’être obscur et inintelligible.

Par ce moyen ces Chymistes, en voulant cacher leurs secrets, avaient rendu leur Art inutile au genre humain, et de là justement méprisable. Mais enfin le goût de la vraie physique a prévalu dans la Chymie, comme dans les autres sciences. Il s’est élevé de grands génies, des hommes assez généreux pour croire que leur savoir ne serait véritablement estimable qu’autant qu’il serait profitable à la société. Ils ont fait leurs efforts pour rendre publiques et utiles, tant de belles connaissances auparavant infructueuses ; ils ont tiré le voile qui couvrait la Chymie : et cette science en sortant des profondes ténèbres dans lesquelles elle était cachée depuis tant de siècles, n’a fait que gagner à se montrer au grand jour.

Plusieurs sociétés de savants se sont formées dans les Royaumes les plus éclairés de l’Europe : elles ont travaillé à l’envi les unes des autres à l’exécution d’un si beau projet ; la science est devenue communicative, la Chymie a fait des progrès rapides, les Arts qui en dépendent se sont enrichis et perfectionnés ; elle a pris une forme nouvelle, en un mot elle a mérité pour lors véritablement le nom de science, ayant ses principes et ses règles fondés sur de solides expériences et des raisonnements conséquents.

Depuis ce temps, les connaissance des chymistes se sont tellement multipliées, et celles qu’ils acquièrent encore par une expérience journalière augmentent si fort l’étendue de leur Art, qu’il faut aussi des livres d’une très grande étendue pour le décrire en entier. En un mot on peut en quelque sorte comparer à présent la chimie à la géométrie ; l’une et l’autre science offre une matière extrêmement ample qui augmente considérablement chaque jour ; elles sont toutes deux le fondement des Arts utiles et même nécessaires à la société ; elles ont leurs axiomes et leurs principes certains, les uns démontrés par l’évidence, et les autres appuyés sur l’expérience ; par conséquent l’une peut aussi bien que l’autre être réduite à certaines vérités fondamentales qui sont la source de toutes les autres. Ce sont ces vérités fondamentales qui réunies ensemble, et présentées avec ordre et précision forment ce qu’on appelle éléments d’une science. »
Pierre-Joseph Macquer

[Compte-rendu de lecture LE SECRET LIVRE DU TRÈS ANCIEN PHILOSOPHE ARTÉPHIUS]

De art occulta, atque lapide philosophorum
liber secretus, Paris, 1612.

Traduit en français par Pierre Arnauld, Sieur de la Chevalerie, et imprimé dans Trois Traitez de la Philosophie Naturelle: chez Guillaume Marette.

Retrouvez le texte à cette adresse :

https://www.morgane.org/artephius.html

Qui cite : « Artéphius ou Artéfius, sur la vie duquel nous ne possédons aucun renseignement, vécut au XIe siècle. C’est certainement un des Adeptes les plus réputés avec Morien, Nicolas Flamel, Basile Valentin et quelques autres. Artéphius affirme avoir prolongé sa vie bien au-delà de mille ans : « Parvenu à l’âge de plus de mille ans, dit-il, par la grâce de Dieu et l’usage de mon admirable quintessence, j’ai résolu en ces derniers jours de ma vie, de tout révéler au sujet de la Pierre Philosophale, sauf une certaine chose qu’il n’est permis à personne de dire ni d’écrire, parce qu’elle ne se révèle que par Dieu ou par la bouche d’un maître. Néanmoins tout peut s’apprendre dans ce livre, pourvu qu’on ait un peu d’expérience et qu’on n’ait pas la tête trop dure. »

« Voici donc le Secret livre de la Pierre Philosophale, ouvrage fort estimé dont il n’existe pas de réédition moderne. Pour en simplifier la lecture, le texte a été mis en français contemporain et, sans nuire au sens exact, débarrassé de certains archaïsmes et répétitions superflues. »

***

Ce petit ouvrage est suffisamment clair à qui sait le lire, à qui a pratiqué au laboratoire, à qui a trouvé la Materia Prima. Il décrit avec précision l’enchaînement des différentes phases de l’Oeuvre. Nous y retrouvons des thèmes et termes récurrents à l’Alchimie. Moi qui ne lit de l’alchimie que depuis deux ans, j’y ai compris un certain nombre de symboles.

Il est donc une compilation simple et « claire » sur l’Art occulte et la Pierre Philosophale.

Il évoque à de multiples reprises l’eau dissolvante des Philosophes. Elle dissolve (solve) et coagule (coagula), elle sépare le pur de l’impur, le subtil de l’épais.
Il y parle de l’Azoth : « Car notre eau vive seconde est appelée Azoth, blanchissant le laiton, c’est-à-dire, le corps composé du Soleil et de la Lune par notre eau première. » On y retrouve Latone dans le même paragraphe, mère du Soleil et de la Lune, Latone qu’il faut blanchir et laver de ses scories, le laiton qu’il faut laver et purifier et duquel surviendra une écume blanche ou « lait des Vierges ».

Il y cite des Philosophes emblématiques tels qu’Azinaban (seule trace sur le web : Terme de Philosophie hermétique. Ce sont les fèces qu’on rejette comme quelque chose d’impur, séparé de ce qui est pur, c’est-à-dire, de la pierre des Philosophes. Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition, 1771 (Tome 1, p. 678).)
, Adfar (qui serait le maître de Morien), Danthin (selon mes modestes et médiocres recherches, uniquement cité par Artéphius et Huginus a Barma dans « Le Règne de Saturne changé en siècle d’or ».

Que dit l’auteur sur l’aspect secret de son écrit, sur l’aspect secret de l’Art Royal :
« Cet art n’est-il pas aussi Cabalistique et plein de très grands secrets? Et toi fat, tu crois que nous enseignons clairement les secrets des secrets? Prends-tu les paroles selon le son des mots? Sache certainement (et je ne suis aucunement envieux comme les autres), que toute personne qui prend les paroles des autres Philosophes selon la signification vulgaire des mots ordinaires, déjà celui-là, ayant perdu le fil d’Ariane dans les détours du labyrinthe, erre totalement et destine son argent à la perdition. Et moi-même, Artéphius, après avoir appris tout l’art dans les livres du véritable Hermès, j’ai été comme les autres envieux. Mais, comme j’ai vu en l’espace de mille ans, ou peu s’en faut (lesquels mille ans sont déjà passés sur moi depuis ma naissance, par la grâce du seul Dieu Tout-puissant et l’usage de cette admirable quintessence), comme j’ai vu en ce long espace de temps que personne ne parfaisait le magistère d’Hermès, à cause de l’obscurité des mots des Philosophes, animé de piété et de la probité d’un homme de bien, j’ai résolu en ces derniers jours de ma vie, d’écrire le tout sincèrement et vraiment, afin qu’on ne puisse rien désirer de plus pour faire l’œuvre, qu’on ait (j’excepte certaine chose qu’il n’est loisible à personne de dire ni écrire, parce que cela révèle toujours par Dieu, ou ai encore que cela maître); encore que cela même peut s’apprendre facilement dans qu’on ait un peu d’expérience et la tête point trop dure. J’ai donc écrit en ce livre, la vérité toute nue, la couvrant néanmoins de petits haillons, afin que tout homme de bien et sage puisse cueillir heureusement de cet arbre philosophique, les pommes admirables des Hespérides. Et pour cela, loué soit Dieu très haut qui a mis cette bienveillance en notre âme, et avec une très longue vieillesse, nous a donné cette dilection de cœur, par laquelle il me semble que j’embrasse, chéris et aime vraiment tous les hommes. »

J’en recommande la lecture à l’aspirant alchimiste aguerri par quelques années de travail au laboratoire. Un néophyte non pratiquant tel que moi s’y enchantera de l’iconographie hermétique et de la belle tournure des phrases, mais ne nous attendons pas à une révélation, qui ne viendra qu’aux méritants.

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Bibliographie Mise à Jour

Cela faisait longtemps que je ne m’étais penché sur mes annotations diverses et variées sur les ouvrages de référence que j’ai pu croiser.

Cette bibliographie est plus qu’embryonnaire, j’en ai conscience.

Cependant, je ne me suis plongé(e) dans l’Alchimie livresque que depuis deux courtes années. Ainsi, je vous serais reconnaissant(e) de votre indulgence mais aussi de vos compléments à apporter à cette bibliographie, si des ouvrages utiles aux débutants (car c’est bien ce que je suis) viendraient à manquer. Merci par avance.

Retrouvez la bibliographie au format PDF ici: (n’ayant plus accès à Word et n’ayant pas les ressources financières pour le payer, je travaille avec Open Office et la qualité visuelle s’en trouve ainsi impactée.)

bibliographie alchimie 2018

bibliographie

Bibliographie

 

Antiquité :

 

  • Hermès Trismégiste : La Table d’Emeraude , Corpus Hermeticum (entre le IIe et le IIIe siècle)

 

Moyen-Age :

 

  • Geber (attribué à): Summa perfectionis magisterii (720-800) (La somme de la perfection ou l’Abrégé du Magistère parfait, Premier livre, pdf disponible)
  • Michel Scott : De Secretis, 1209 (seule source pour l’heure, Hutin, l’Alchimie)
  • Roger Bacon (1214/1294) savant et alchimiste anglais : lettre sur les prodiges de la nature (il y décrit la fabrication de la pierre philosophale), Opus Tertium (1270)
  • Turba Philosophorum, traduction d’un traité arabe du Xème siècle. (pdf disponible)
  • Albert le Grand (allemand, ordre des prêcheurs) De Alchimia (1193-1280), le composé des composés (pdf disponible)

 

XVe/XVIe

XVe :

  • Pseudo-Roger Bacon : Miroir d’Alchimie (Speculum alchimiae) (pdf disponible)
  • George Ripley (Alchimiste, chanoine au prieuré des augustins de Bridlington) L’édifice d’alchimie ou les douze portes (1470-1471) (pdf disponible)
  • Georges d’Aurach : le très précieux don de Dieu (donum dei) Il en existe de nombreux ms, (pdf disponible texte transcrit, présenté et annoté par Eugène Canseliet)
  • Francesco Colonna : l’Hypnerotomachia Poliphili , Venise, 1499 / Le Songe de Poliphile, publié en 1546, en est l’adaptation par Jean Martin


    XVIe :

  • Georg Agricola : De re metallica, Bâle, 1530 (traité de minéralogie scientifique)
  • Le Rosaire des Philosophes (Anonyme) De alchimia opuscula complura veterum philosophorum. ROSARIUM PHILOSOPHORUM. Frankfurt : Cyriacus Jacob, 1550
  • Splendor Solis (le plus ancien date de 1532-1535) le plus célèbre est le MS Harley 3469 au British Museum 1582
  • Paracelse : Le livre des entités ou liber paramirum, 1575, trad Grillot de Givry (pdf disponible + parenthèse sur les 5 entités en pdf)
  • Heinrich Khunrath : Amphitheatrum sapientiae aeternae, 1595 (traduction française Amphithéâtre de l’éternelle sapience. Seule vraie. 1609) (pdf disponible)
  • « Aurei Velleris oder Der Gülden Schatz und Kunstkammer Tractatus III » – 1599 – (Traité de la Toison d’or ou trésor de la chambre de Tractatus)
  • Nicolas (de) Grosparmy : Clavis majorem sapientiae et le très grand secret des secrets (vers 1449 ?) attribué à Artéphius par Chevreul (source le miroir alchimique) (pdf disponible) / Recueil sur l’alchimie ; abrégés ou extraits des ouvrages de Nicolas Grosparmy, de Nicolas de Valois et de Pierre Vicot, Gallica, Manuscrit (pdf disponible) / Abrégé de théorique extrait sur l’original, Manuscrit 158 de la bibliothèque municipale de Rennes. Première partie (source le livre d’Hermès)

 

XVIIe

 

  • Artephius (aussi orthographié Arthéphius) : Le livre du très secret ancien Philosophe Arthéphius traitant de l’Art occulte et de la Pierre philosophale (de arte occulta, atque lapide philosophorum liber secretus), traduit du latin et édité pour la première fois à Paris en 1612. (pdf disponible)
  • Salomon trismosin (attribué à) La Toyson d’or ou la Fleur des Thrésors (traduction du Splendor Solis) 1612
  • Jean-Valentin Andreae: (ouvrage Rose-Croix) Les noces chymiques de Christian Rosenkreutz, 1616 (pdf disponible)
  • Michel Maier, l‘Atalante fugitive, (1618) Etienne Perrot, Paris, Librairie Médicis, 1969 (pdf disponible)
  • Daniel Stolcius de Stolzenberg : Le Verger chymique, Viridarium chymicum, (date de première publication non trouvée) Editions La Fontaine de Pierre, 2009, traduction Etienne Perrot
  • Jacob Boehme, De la signature des choses (de signatura rerum), 1622, édité par la Bibliothèque Chacornac 1908 (livré numérisé disponible en pdf)
  • Henri Madathanus, frère de la Croix d’Or : Aureum Seculum redivivum (l’âge d’or restauré)1621- 1625 (pdf disponible)
  • Glauber, Opus Minerale, Amsterdam (1651)
  • Basile Valentin : Les douze clés de Frère Basile Valentin : traictant de la vraye médecine métalique, plus l’azoth ou le moyen de faire l’or caché des philosophes, 1659-1660 (pdf disponible), Le char triomphal de l’antimoine (1604) (pdf disponible)
  • Huginus a Barma : Le règne de Saturne changé en siècle d’or, 1657 (pdf disponible)
  • Eyrénée Philalète : la Fontane de la Vérité chymique (word disponibile) / L’entrée ouverte au palais fermé du roi
  • Perroquet, prêtre : La Vie et le Martyre du Docteur Illuminé, le bienheureux Raymond Lulle, Vendôme, 1667
  • Mutus Liber, le livre muet, paru à la Rochelle en 1677, auteur éventuel Altus, anagramme de Sulat : Jacob Saulat, Sieur des Marez. (pdf disponible)

 

XVIIIe/XIXe

XVIIIe :

  • Le Comte de Saint Germain (attribué à) La très Sainte Trinosophie, (voir l’édition de la Bibliotheca Hermectica)(pdf disponible du MS de Troyes)
  • Dialogue de Marie et d’Aros sur le magistère d’Hermès, Anonyme, (1741 chez André Cailleau) éditions de l’echelle, 1977 (pdf disponible)
  • Sabine Stuart de Chevalier : Discours Philosophique sur les trois principes, Paris, Quillau, 1781
  • Dom Pernety : Dictionnaire Mytho-hermétique, 1787 (pdf disponible)

 

XIXe :

  • Cyliani : Hermès dévoilé (1831 ?) (pdf disponible)
  • Émile Charles, Docteur ès Lettres, Roger Bacon, sa vie, ses ouvrages, ses doctrines d’après des textes inédits, Paris , 1861 (pdf disponible)
  • Louis Figuier : l’alchimie et les alchimistes, essai historique et critique sur la philosophie hermétique troisième édition, Paris, 1880 (pdf disponible)
  • Marcellin Berthelot : Les origines de l’Alchimie, Hachette livre, 2012 fidèle à l’édition de 1885 / Collection des Anciens Alchimistes grecs, Paris, Georges Steinheil, 1888, seconde livraison comprenant les œuvres de Zosime (pdf disponible)
  • Albert Poisson : Cinq traités d’alchimie des plus grand philosophes, 1899 (pdf disponible) / Théories et symboles des alchimistes, le Grand Œuvre, Bibliothèque Chacornac, 1897 (pdf disponible)

 

Contemporains :

  • F. Jollivet Castelot, docteur en hermétisme et docteur en kabbale, Le Grand Œuvre alchimique, 1901 (pdf disponible)
  • Magophon (Pierre Dujols) Hypothypose au Mutus Liber, 1914 (pdf disponible)
  • Albert L. Caillet : Hymnaire de ma parèdre, Paris, 1922 (pdf disponible)
  • E . J. Holmyard : An alchemical text ascribed to Mary the Copt, Archeion, 1927 (au sujet de Marie la Juive)
  • Fulcanelli : Le Mystère des Cathédrales, 1926, réed. Pauvert 2002, Les demeures philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’art sacré et l’ésotérisme du Grand Œuvre ; 1930, réed. Pauvert 2001)
  • Dr R. Allendy : Paracelse, le médecin maudit, Paris, Gallimard, 1937
  • René Berthelot : la pensée de l’Asie et l’astrobiologie, Paris, Payot, 1938
  • Gaston Bachelard : Psychanalyse du feu, 1934 réed. Pris, Flammarion 1962
  • C. G. Jung : psychologie et alchimie, 1944

    / Commentaire sur le mystère de la fleur d’or, 1929

    / Psychologie du transfert, 1946

    /Aïon, 1951

    / Mysterium conjunctionis, 1955

  • René Alleau : Aspects de l’alchimie traditionnelle, suivi de La pierre de Touche d’Huginus a Barma (1657), préface de Eugène Canseliet , Les éditions de Minuit (1953)
  • Mircea Eliade : Forgerons et alchimistes, Paris Flammarion, 1956
  • Canseliet : Deux logis alchimiques, en marge de la science et de l’histoire… Paris, Jean Schemit, 1945,

/ Alchimie, études diverses de symbolisme hermétique et de pratique philosophaleParisJean-Jacques Pauvert1964, ,

/ l’Alchimie et son livre muet, Paris Pauvert, 1967

/ L’Alchimie expliquée sur ses textes classiquesParisJean-Jacques Pauvert1972,

  • Jacques Van Lennep : Art et alchimie, 1966, reed Dervy 1986. / Alchimie : contribution à l’histoire de l’art alchimique, 1984
  • Hermès Trismégiste, traduction complète précédée d’une étude sur l’origine des livres hermétiques, par Louis Ménard, cher Guy Trédaniel, 1977, 2016 pour la dernière édition.
  • Bernard Gorceix : Alchimie : textes allemands du XVIe siècle, Paris, Fayard, 1980
  • Fred Gettings : Dictionnary of occult hermetic and alchemical sigils, Londres,, Routledge et Paul, 1981
  • Etienne Perrot : Les Trois pommes d’or: Commentaire sur l’Atalante fugitive de Michel Maïer Broché – 1 avril 1981, Editions La Fontaine de Pierre
  • Festugière : La révélation d’Hermès Trismégiste, Les Belles Lettres, 1983
  • Jean-Pierre Giudicelli de Cressac de Bachelerie : Pour la rose rouge et la croix d’or, éditions Axis Mundi, Paris, 1988
  • Françoise Bonardel : Philosophie de l’Alchimie : grand œuvre et modernité, philosopher par le feu, anthologie de textes alchimiques occidentaux, le seuil, 1995.
  • Jacqueline Dauxois : l’empereur des alchimistes, Paris, Lattès, 1996 (au sujet de Rodolphe II)
  • Robert-Régor Mougeot : l’alphabet des oiseaux, essai (vers 2006) ouvrage web, (pdf disponible)
  • Serge Hutin : L’alchimie, PUF, collection « Que sais-je? » édition 2011

 

 

Littérature en relation à l’alchimie, d’inspiration alchimique, y faisant référence ou dont l’esprit est en lien avec la philosophie hermétique :

  • Le Timée de Platon
  • Le roman de la rose, Guillaume de Lorris et Jean de Meung, 1275, 1280
  • L’Enfer (1472) et la Divine Comédie (1472) de Dante (voir E. Aroux, Dante hérétique, 1939)
  • Cyrano de Bergerac : Histoire comique des Etats et empires de la Lune, 1655
  • Don Quichotte, Miguel de Cervantes, 1605 à 1615
  • Le faiseur d’or, Nicolas Flamel, Léo Larguier, 1936
  • Krijanovskaïa : l’Elixir d’immortalité, Gallimard, 1927
  • Faust, Goethe
  • La recherche de l’absolu, l’élixir de longue vie, Balzac
  • Les Fleurs du mal, Baudelaire
  • L’œuvre au Noir, Marguerite Yourcenar

Banque de PDF disponibles (non mise à jour, plus de 90 PDF sont disponibles)

  • Corpus Hermeticum d’Hermès Trismégiste
  • Le Livre Secret de très ancien Philosophe Artéphius, traitant de l’Art Occulte et de la Pierre philosophale
  • Jean Valentin Andreae : Le Noces chymiques de Christian Rosencreutz
  • Jacob Boehme : la signature des choses
  • Albert Poisson : Cinq traités d’alchimie des plus grands philosophes
  • Louis Figuier, L’alchimie et les alchimistes, 1880
  • Persée, Journal des Savants janvier mars 1945, Alfred Merlin :Hermès Trismégiste et l’occultisme
  • Article sur la Turba philosophorum, paru dans la revue la tourbe des Philosophes, n° 21 1982
  • Philalèthe : La fontaine de la vérité chimique
  • Cyliani : Hermès dévoilé, dossier (pas le texte) ?
  • F. Jollivet-Castellot : Le Grand Œuvre alchimique, Edition de l’hyperchimie, 1901.
  • Albert Poisson : Théories et symboles des alchimistes, le Grand Œuvre, 1891
  • J.P. Guidicelli de Cressac-Bachelerie, pour la Rose rouge et la Croix d’or, alchimie-hermétisme et ordres initiatiques, 1988
  • M. Berthelot, Ch-Em Ruelle : Collection des Anciens Alchimistes grecs, Georges Steiheil, éditeur, 1888
  • Nicolas Groparmy : le trésor des trésors, clavis majoris sapientiae : attribuée par Chevreul à Artéphius (sorte de dossier documentaire)
  • Journal des savants Dec 1867 : du traité alchimique d’Artéphius intitulé Clavis Majoris Sapientiae, 1er article de M. Chevreul.
  • Les Douze Clefs de philosophie de Frère Basile Valentin, traduction Françoise à Paris chez Pierre Moët libraire (d’autres versions sont disponibles)
  • Basile Valentin : le char de triomphe de l’antimoine
  • Heinrich Khunrath : amphithéâtre de l’Eternelle sapience, 1609
  • Madathanus : l’âge d’or restauré
  • Le Sel de rosée des philosophes : petit dossier par Ph. Vaysal
  • Robert-Régor Mougeat : l’alphabet des oiseaux, essai